Femmes et hommes autour du monde

Des inégalités de droit

Les luttes contre la violence faite aux femmes à Fiji

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Connaissez-vous Front Line Defenders? Il s’agit d’un organisme irlandais qui défend les droits des défenseurs de droits humains. Dernièrement, le 14 mars 2013, l’organisme a publié sur sa page web un article d’appui au Fiji Women’s Crisis Centre -FWCC (Centre de crise des femmes) qui s’est vu retirer par les policiers le droit d’organiser une marche à l’honneur de la Journée internationale de la femme, marche pourtant organisée à chaque année. Selon la police, le retrait est « pour des raisons de sécurité et d’ordre public ». Cette décision fait suite à une déclaration du FWCC, lors de la 57e session de la Commission sur le statut de la femme, mentionnant sa solide volonté de mettre fin aux violences faites aux femmes dans ce pays. Selon Front line defenders, l’interdiction du rassemblement va à l’encontre du droit de se rassembler stipuler dans le droit international. Ainsi, nous nous apercevons que deux idéologies se rencontrent, mais dont une partie bénéficie d’un pouvoir contraignant les agissements de l’autre partie. Ainsi, ce qui est pourtant légal selon le DI viendrait frôler l’illégalité si la décision de non tenue de l’événement n’était pas respectée.

Malgré des obstacles fréquents en matière de lutte contre la violence faite aux femmes et d’inclusion sociale des plus vulnérables, la société civile se mobilise. On retrouve en effet un mouvement féministe développé et dont l’influence se fait sentir dans l’ensemble de l’Océanie. C’est le cas du FWCC mentionné précédemment, mais aussi du FWRM Fiji Women’s Rights Movement. Une des victoires de ce mouvement fu l’adoption de la Family Law Bill au Parlement en 2003. Cette loi est en faveur des femmes et des enfants ce qui est un élément juridique important dans la société fidjienne.

Alors que le gouvernement fidjien a signé en 1995 une convention sur l’élimination de toute violence et discrimination faite à l’égard des femmes (CEDAW), plus de quinze ans plus tard les femmes doivent encore se battre pour le respect de leurs droits (même celui de marcher). En 2006, la représentativité de femmes au Parlement ne dépassait pas 18%. Selon le FWRM, il est primordial de balancer le pouvoir et pour se faire, il faut changer les lois. Pourquoi ? Parce que celles-ci sont des codes sociaux sur lesquels les gens se basent pour agir. Ce changement doit dont s’effectuer à tous les pallier de gouvernance, du national au local.

Ce qui s’observe dans cette zone du monde c’est que les actions des groupes de femmes ne sont pas menées en vase clos. Tel que mentionné dans un billet précédent concernant la violence en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), le FWCC fait partie d’une coalition aux côté de Kup Women for Peace et de l’Association pour les droits de la femme et le développement pour ne nommer que ces organisations, lesquelles sont présentes également en PNG. Partout elles font pression pour changer les lois et les mentalités. Une de leur lutte s’inscrit donc dans cette logique, soit de participer à la réforme du cadre juridique en faveur des femmes et en adéquation avec les Conventions signées et le Droit International. Espérant que l’union continue de faire la force.

Références :

http://www.frontlinedefenders.org/fr/about-front-line

http://www.fijiwomen.com/

http://www.fwrm.org.fj/

http://www.fwrm.org.fj/content/publications/Changing%20Laws%20-%20Lobbying%20Toolkit.pdf

http://www.endvawnow.org/uploads/browser/files/EVAW%20Fact%20Sheet%20for%20KM_FR.pdf

 

Jolianne

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