Femmes et hommes autour du monde

Des inégalités de droit

La place des femmes lors du Printemps arabe

6 commentaires

Bien que le présent blogue veuille traiter du Moyen-Orient, il sera mention dans ce billet du monde arabe au sens large couvrant le nord de l’Afrique, la péninsule arabique et le Proche-Orient. Nous franchirons donc les frontières du Moyen-Orient pour se rendre jusqu’en Afrique du Nord où il existe aussi une culture musulmane importante. De plus, ce texte est lié directement avec le dernier billet sur les mariages précoces au Yémen. Comme il a été mentionné lors de ce thème, de nombreuses femmes ont pris part au Printemps arabe pour dénoncer les mariages précoces. Néanmoins, les femmes ne sont pas descendues dans les rues que pour cette réalité et ce n’est pas que les Yéménites qui ont proclamé leurs mécontentements.

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Dans le monde arabe, les « degrés de participation des femmes dans le processus de productivité varient d’un pays à l’autre. Les taux d’insertion dans la vie active sont, sans aucun doute, plus élevés dans des pays tels que la Tunisie ou l’Égypte et beaucoup plus faibles dans d’autres, tels que le Yémen, la Libye ou l’Arabie saoudite (1) ». Néanmoins, la naissance d’un nouveau « modèle de participation des femmes (1) » est apparue lors du Printemps arabe qui a débuté en décembre 2010 en Tunisie et qui luttait contre « le despotisme et à la tyrannie de dictateurs (1)». Les femmes arabes se sont ainsi jointes aux hommes qui militaient contre la corruption et l’injustice. De nombreuses femmes sont alors sorties dans les rues pour défier « leurs sociétés conservatrices et paternalistes, dans lesquelles la place des femmes appartient à l’espace privé et non aux rues, aux places publiques ou aux manifestations politiques (1) ».

Ces actions ont donc réjoui beaucoup de groupes féministes tout en surprenant plusieurs personnes conservatrices. De ces nombreuses manifestations, certaines femmes ont joué des rôles marquants. Ce fut d’ailleurs le cas de la Yéménite Tawakkul Karman qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2011 pour sa lutte non violente concernant une meilleure représentativité des femmes dans la société (2), de Sally Zahran, une Égyptienne traductrice de 23 ans qui en a payé sa vie à la place Tahrir au Caire et d’Issra Abdel Fattah une blogueuse égyptienne et l’une des fondatrices du « Mouvement de la Jeunesse du 6 avril ».

Par ces manifestations, les femmes ont participé activement au soulèvement populaire ce qui a aidé à la destruction des stéréotypes concernant les femmes dans le monde arabe. Comme le mentionne Randa Achmawi, journaliste égyptienne, le fait que les femmes se soient présentées en public a prouvé que contrairement à la croyance populaire, les femmes arabes manifestent et réagissent aux affaires publiques. Les femmes étaient prêtes à proclamer un changement au sein de leur société et de démontrer clairement leur opinion. Voilées ou habillées à l’Occidentale, de nombreuses femmes et jeunes filles ont clairement présenté leurs opinions. Elles ont montré au monde entier qu’elles étaient « capables de jouer le rôle de leaders et de chefs de file. On les a vus organiser des manifestations, mobiliser des citoyens de leur entourage […] en faveur de la lutte (1) ».

Ces femmes qui ont montré leurs mécontentements, lors des soulèvements du Printemps arabe, ont été la proie de nombreux crimes. Pendant ces manifestations, plusieurs femmes ont été battues, violées, insultées publiquement et même tuées (3). D’ailleurs, à Tunis, les policiers de Ben Ali auraient même violé des filles devant leurs familles (3).

Les femmes ont donc joué un rôle important dans ce mouvement populaire, mais semblent avoir été tout de même été victimes de nombreux abus. Mais, qu’est-il arrivé aux femmes suite à ce mouvement?

Au lendemain du mouvement, plusieurs femmes sont toutefois restées méfiantes. En Tunisie, « les salafistes, profitant de l’anarchie régnante au lendemain de la révolution, ont tenté d’imposer le port du niqab à l’université de la Menouba. De plus, le parti majoritaire à l’ANC, Ennahda, a également tenté de faire voter un article constitutionnel qui définit la complémentarité de la femme et de l’homme, et non pas l’égalité (4)». En Égypte, des débats ont d’ailleurs fait rage sur la possibilité d’accepter la nécrophilie d’un homme envers sa femme jusqu’à 6 heures après sa mort. De nombreux débats sont restés ouverts et la réalité des femmes ne semble pas avoir changé. Les lois, mais aussi la culture et les traditions, ancrées depuis des millénaires, semblent encore peser sur la condition de la femme.

Il est donc important de se questionner si le Printemps arabe a permis une émancipation des femmes ou au contraire aurait incité à un durcissement de la condition des femmes dans certains pays?

Catherine Cauchon

Source photo : http://www.lepoint.fr/monde/le-printemps-arabe-oublie-les-femmes-26-09-2011-1377655_24.php

Sources Internet:
(1) http://www.iemed.org/observatori/arees-danalisi/arxius-adjunts/qm-16-originals/achmawi_role%20des%20femmes%20dans%20le%20printemps%20arabe_qm16.pdf
(2) http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2011/karman.html
(3) http://www.jolpress.com/article/le-sort-des-femmes-du-printemps-arabe-501063.html
(4) http://www.medmun.org/wp-content/uploads/2013/03/RapportFemmesMO-1-1.pdf

6 avis sur « La place des femmes lors du Printemps arabe »

  1. Bonjour Catherine,
    Je commencerais par répondre à ta dernière interrogation : oui, le printemps arabe a permis une émancipation de la femme, dans certains pays, et oui, la situation des femmes s’en est trouvé affectée négativement, dans d’autres. Il est important en effet de traiter le cas de chaque pays à part, dans la mesure où la situation des femmes y est différente. Pour illustrer mes propos, je me limiterais aux cas de la Tunisie, de l’Egypte et du Maroc.
    S’il y a bien un point commun entre les pays qui ont connu le Printemps Arabe, c’est bien la participation des femmes aux différentes manifestations. Cette participation ne constitue pas une première en son genre, c’est plutôt le taux élevé de participation de la gente féminine qui en est une.
    La situation des femmes en Tunisie [1] a connu quelques changements durant la phase de transition qui a suivi le Printemps Arabe. Khadija Cherif, Secrétaire générale de la FIDH, loue la mobilisation des féministes pour imposer la parité sur les listes électorales. Bien que les tunisiennes bénéficient de droits que les femmes n’ont pas dans d’autres pays arabes, les organisations de défense des droits des femmes ne comptent pas s’arrêter là. La constitution tunisienne de 1959 prévoyait l’égalité sans pour autant garantir la non-discrimination entre les sexes. Le défi est de faire en sorte que la nouvelle constitution protège plus la femme en consacrant pleinement l’égalité des droits entre les sexes.
    En Egypte, la victoire des Frères Musulmans aux élections a été mal accueillie par les mouvements féministes, le parti étant connu pour ses positions peut favorables à la femme. D’ailleurs, la Déclaration constitutionnelle approuvée par référendum le 19 Mars 2011 « interdit la discrimination fondée sur la race, la langue, l’origine ethnique et la religion » [2], sans aucune mention au sexe comme motif de discrimination.
    Au Maroc, la nouvelle constitution, adoptée en Juillet 2011 par référendum, renforce le principe d’égalité des droits entre les deux sexes. « L’article 19 consacre le principe de l’égalité entre hommes et femmes en matière de droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux. » [3] Aussi, la nouvelle constitution accorde la priorité aux traités internationaux ratifiés par rapport aux lois nationales.
    Pour finir, je dirais que la situation de la femme dans les pays arabes est différente selon le pays. De grandes avancées restent encore à faire, mais cela peut s’avérer difficile compte tenu de certaines traditions religieuses.

    Sources :
    [1] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Tunisie
    [2] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Egypte
    [3] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Maroc

  2. Merci Catherine pour cet article.
    Je commencerais par répondre à ta dernière interrogation : oui, le printemps arabe a permis une émancipation de la femme, dans certains pays, et oui, la situation des femmes s’en est trouvé affectée négativement, dans d’autres. Il est important en effet de traiter le cas de chaque pays à part, dans la mesure où la situation des femmes y est différente. Pour illustrer mes propos, je me limiterais aux cas de la Tunisie, de l’Egypte et du Maroc.
    S’il y a bien un point commun entre les pays qui ont connu le Printemps Arabe, c’est bien la participation des femmes aux différentes manifestations. Cette participation ne constitue pas une première en son genre, c’est plutôt le taux élevé de participation de la gente féminine qui en est une.
    La situation des femmes en Tunisie [1] a connu quelques changements durant la phase de transition qui a suivi le Printemps Arabe. Khadija Cherif, Secrétaire générale de la FIDH, loue la mobilisation des féministes pour imposer la parité sur les listes électorales. Bien que les tunisiennes bénéficient de droits que les femmes n’ont pas dans d’autres pays arabes, les organisations de défense des droits des femmes ne comptent pas s’arrêter là. La constitution tunisienne de 1959 prévoyait l’égalité sans pour autant garantir la non-discrimination entre les sexes. Le défi est de faire en sorte que la nouvelle constitution protège plus la femme en consacrant pleinement l’égalité des droits entre les sexes.
    En Egypte, la victoire des Frères Musulmans aux élections a été mal accueillie par les mouvements féministes, le parti étant connu pour ses positions peut favorables à la femme. D’ailleurs, la Déclaration constitutionnelle approuvée par référendum le 19 Mars 2011 « interdit la discrimination fondée sur la race, la langue, l’origine ethnique et la religion » [2], sans aucune mention au sexe comme motif de discrimination.
    Au Maroc, la nouvelle constitution, adoptée en Juillet 2011 par référendum, renforce le principe d’égalité des droits entre les deux sexes. « L’article 19 consacre le principe de l’égalité entre hommes et femmes en matière de droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux. » [3] Aussi, la nouvelle constitution accorde la priorité aux traités internationaux ratifiés par rapport aux lois nationales.
    Pour finir, je dirais que la situation de la femme dans les pays arabes est différente selon le pays. De grandes avancées restent encore à faire, mais cela peut s’avérer difficile compte tenu de certaines traditions religieuses.

    Sources :
    [1] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Tunisie
    [2] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Egypte
    [3] http://arabwomenspring.fidh.net/index.php?title=Maroc

  3. Je trouve cet article fort intéressant et me touche tout particulièrement vu que j’ai vécu toute l’expérience de la révolution tunisienne depuis son avènement en décembre 2010.
    Je voudrais tout d’abord commencer par souligner que l’histoire de la Tunisie est jalonnée par des noms de femmes militantes et légendaires . Je citerai comme exemple l’une des femmes les plus connues dans l’histoire de la Tunisie et de la mythologie romaine: la « Reine Didon ou Elissa » : qui fut la première fondatrice et reine de Carthage, aussi « Al Kahina » qui régna sur plusieurs tribus de Berbères de l’Aurès et Aziza Ohtmana reconnue pour ses actions de bienfaisance etc… A travers le temps, le rôle de la femme en Tunisie s’est encore plus développé que ce soit à travers l’affirmation de ses droits et la parfaite égalité homme-femme stipulée par le CSP (Code du Statut Personnel promulgué en 1957 sous l’ère du président Habib Bourguiba). Je soulignerai aussi l’importance de la femme rurale qui se trouve être l’élément fondamental de l’économie. En effet, celle-ci prend plusieurs rôles à la fois comme: élever les enfants, le travail de la terre, l’artisanat..

    Ceci est pour démontrer que le rôle de la femme a occupé depuis bien longtemps une place prépondérante dans la société tunisienne. Néanmoins, on assiste et depuis la révolution, à quelques manœuvres politiques qui se produisent comme par exemple la remise en cause du CSP par le gouvernement actuel. Ceci a déclenché de vastes protestations de la part des tunisiennes qui n’ont pas hésité à sortir dans la rue pour manifester leurs mécontentement sous l’initiative d’associations féministes, de la Ligue des droits de l’homme (LTDH) et de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
    Je pense que pour le cas de la Tunisie, le statut de la femme ne pourra jamais être remis en cause car nul ne peut nier l’importance de ce statut dans le processus démocratique et le développement économique. Je penserai plutôt que s’attaquer gratuitement à ce statut ou en abordant les sujets qui touchent au fondement de la culture et du patrimoine tunisien n’est qu’une forme de diversion des vrais problèmes socio-économique qu’endure actuellement le pays.

    Khadija.

    Sources:
    http://directinfo.webmanagercenter.com/2012/08/13/tunisie-manifestation-a-monastir-pour-la-defense-des-acquis-de-la-femmes/

    http://zawaya.magharebia.com/old_zawaya/fr/zawaya/opinion/391.html

    http://www.tunisientunisie.com/tunisie-la-place-des-femmes/

  4. Bonjour à tous,

    Merci pour cet article, je vais essayer de répondre à ta dernière question.

    Je pense que le printemps arabe a plutôt été une régression pour les femmes dans le sens ou la plupart des parti politiques élus après ces élections sont des parti fondamentalistes musulmans voulant souvent appliquer la charia. Ils s’opposent au parti politique ancien qui datait du panarabisme laïque comme Parti national démocratique (Égypte) héritier du nassérisme. Pour vous donner un exemple, je joins une vidéo ou Nacer parle de sa rencontre avec le chef de frères musulmans. (https://www.youtube.com/watch?v=Deax65gd26s)

    Je ne parle que du côté de l’émancipation des femmes, mais je pense que comme les jeunes étudiants, les femmes ont perdu la révolution au profit des fondamentalistes. On pouvait d’ailleurs si attendre en effet de nombreux heurts notamment sur des journalistes étrangères ont émaillé l’image de la révolution. Par exemple, une journaliste française Caroline Sinz s’est fait violer en Egypte. On peut aussi parler de Amina Tyler, qui vit aujourd’hui emprisonnée par sa famille parce qu’elle avait montré son buste dénudé avec l’inscription « mon corps m’appartient, il ne représente l’honneur de personne »

    De plus on peut noter que la révolution française non plus n’a pas apporter l’émancipation des femmes il à fallu attendre 1945 pour qu’elle ai le droit de vote et les années 1960 pour qu’elles puissent posséder un compte en banque.

    http://www.huffingtonpost.fr/patricia-lalonde/les-femmes-ne-doivent-pas-etre-les-victimes-du-printemps-arabe_b_1719904.html http://www.slate.fr/lien/65783/journaliste-caroline-sinz-viol-place-tahrir-france-televisions

  5. Bonjour,

    D’abord, j’aimerais vous remercier pour vos commentaires pertinents sur le sujet.
    Je vais faire suite à vos trois commentaires dans ce billet.

    Comme on peut le voir à travers les écrits de Mohammed, la situation s’est améliorée ou détériorée dépendamment du pays. Je penche pour cet avis, puisque chaque situation s’est vécue différemment suite au Printemps arabe.

    Comme le mentionne Mohammed, la victoire des Frères Musulmans en Égypte a vraiment eu un impact négatif sur l’émancipation des femmes. Bien que ces dernières aient eu la chance de s’exprimer lors du Printemps arabe, elles semblent maintenant prises derrière le carcan politique. Selon Amr El Choubaki, Spécialiste des mouvements islamistes, « la stratégie des Frères Musulmans en Égypte est essentiellement fondée sur deux aspects. Le premier concerne leur activité de prédication […] , c’est-à-dire un appel à la pratique religieuse, au respect des coutumes et de la tradition islamique, un encouragement adressé aux femmes de porter le foulard, la critique de certaines publications ou émissions considérées comme immorales (1) ». La discrimination n’est donc pas une priorité pour le gouvernement et fait stagner la situation des femmes.

    Quant à la Tunisie, la situation est un peu mieux. Les femmes ont connu quelques avancées et se sont permis de sortir dans les rues, comme le décrit Khadija.

    Quant à l’Algérie, la situation semble aussi s’améliorer. Les femmes policières semblent de plus en plus être considérées. Bien que le gouvernement doit travailler encore avant que l’on puisse parler d’émancipation complète des femmes, les policières ont maintenant accès à la même formation que les hommes. En 2013, la situation dans ce pays s’améliore tranquillement, notamment concernant le droit au travail (3).

    Chaque pays vit donc sa propre réalité et contrairement à ce qu’avance Étienne, je crois qu’on peut dire que dans certains pays, le Printemps arabe aura incité à une régression, mais pas dans tous les pays.
    Et comme le mentionne Isabel Alonso, « Tant qu’une seule femme sur la planète subira les effets du sexisme, la lutte des femmes sera légitime, et le féminisme nécessaire (4)».

    Catherine Cauchon

    (1) http://religion.info/french/entretiens/article_169.shtml#.UXlcLkrQVIo
    (2) http://www.france24.com/fr/2013-03-08-egypte-algerie-viol-terrorisme
    (3) http://www.france24.com/fr/2013-03-08-egypte-algerie-viol-terrorisme
    (4) http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=feministe

  6. Bonjour,

    D’abord, j’aimerais vous remercier pour vos commentaires pertinents sur le sujet.
    Je vais faire suite à vos trois commentaires dans ce billet.

    Comme on peut le voir à travers les écrits de Mohammed, la situation s’est améliorée ou détériorée dépendamment du pays. Je penche pour cet avis, puisque chaque situation s’est vécue différemment suite au Printemps arabe.

    Comme le mentionne Mohammed, la victoire des Frères Musulmans en Égypte a vraiment eu un impact négatif sur l’émancipation des femmes. Bien que ces dernières aient eu la chance de s’exprimer lors du Printemps arabe, elles semblent maintenant prises derrière le carcan politique. Selon Amr El Choubaki, Spécialiste des mouvements islamistes, « la stratégie des Frères Musulmans en Égypte est essentiellement fondée sur deux aspects. Le premier concerne leur activité de prédication […] , c’est-à-dire un appel à la pratique religieuse, au respect des coutumes et de la tradition islamique, un encouragement adressé aux femmes de porter le foulard, la critique de certaines publications ou émissions considérées comme immorales (1) ». La discrimination n’est donc pas une priorité pour le gouvernement et fait stagner la situation des femmes.

    Quant à la Tunisie, la situation est un peu mieux. Les femmes ont connu quelques avancées et se sont permis de sortir dans les rues, comme le décrit Khadija.

    Quant à l’Algérie, la situation semble aussi s’améliorer. Les femmes policières semblent de plus en plus être considérées. Bien que le gouvernement doit travailler encore avant que l’on puisse parler d’émancipation complète des femmes, les policières ont maintenant accès à la même formation que les hommes. En 2013, la situation dans ce pays s’améliore tranquillement, notamment concernant le droit au travail (3).

    Chaque pays vit donc sa propre réalité et contrairement à ce qu’avance Étienne, je crois qu’on peut dire que dans certains pays, le Printemps arabe aura incité à une régression, mais pas dans tous les pays.

    Et comme le mentionne Isabel Alonso, « Tant qu’une seule femme sur la planète subira les effets du sexisme, la lutte des femmes sera légitime, et le féminisme nécessaire (4)».

    Catherine Cauchon

    (1) http://religion.info/french/entretiens/article_169.shtml#.UXlcLkrQVIo
    (2) http://www.france24.com/fr/2013-03-08-egypte-algerie-viol-terrorisme
    (3) http://www.france24.com/fr/2013-03-08-egypte-algerie-viol-terrorisme
    (4) http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=feministe

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