Femmes et hommes autour du monde

Des inégalités de droit

Les mariages précoces au Yémen

10 commentaires

Un proverbe yéménite dit « qu’il ne faut pas éduquer une femme parce que sa place est dans la maison de son mari ». Ce proverbe est loin de représenter une réalité du passé. Au Yémen, les discriminations et violences envers les femmes se font encore fréquemment.

Considéré le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique, le Yémen est un pays de près de 25 millions d’habitants (1). Bien que le Yémen soit peu représenté dans les médias occidentaux, en 2009, le Yémen a fait la manchette des journaux. Nojoud Mohammad Ali, 10 ans fut la source de cette attention médiatique. Cette dernière, alors âgée de dix ans, devient la plus jeune fille divorcée au monde. Son histoire fit le tour de la planète en quelques jours. Nojoud, alors âgée de dix ans vivait un calvaire. Un calvaire commun au Yémen. Cette dernière était mariée depuis deux ans à un homme ayant trois fois son âge. Ayant été abusé sexuellement et même battue, la jeune fille s’enfuit en bus pour se réfugier chez un tribunal qui entendit sa cause.

Cette histoire peu banale fit boule de neige et s’est poursuivie dès 2010 lors du printemNouveau Document Microsoft Office Publisherps arabe. De nombreuses femmes yéménites et féministes sont alors descendues dans les rues pour protester contre le mariage des fillettes, mais aussi pour l’amélioration du sort des femmes au pays. Le gouvernement yéménite mit alors en place une stratégie pour interdire les mariages avant l’âge de 17 ans pour les jeunes filles et 18 ans (2) pour les garçons. Néanmoins, la loi est loin d’avoir été accueilli les bras ouverts, de nombreux islamistes et conservateurs s’opposent à cette loi qui n’est pas beaucoup respectée.

Selon un rapport de l’ONU, une jeune fille sur neuf dans les pays en voie de développement sera mariée avant 15 ans (3). Ce type de mariage, habituellement organisé par la famille, est plus commun dans les régions rurales yéménites. Cette réalité touche davantage les familles illettrées et pauvres qui trouvent avantageux de vendre un enfant pour récolter quelques sous.

Cette réalité alarmante empêche l’émancipation des femmes au Yémen. Les jeunes filles étant mariées à un jeune âge ne peuvent aller à l’école ou doivent rapidement quitter les bancs d’école pour enfanter et rester à la maison.

Bien que cette problématique soit préoccupante, il est important de mentionner que les législations yéménites ont tendance à considérer la femme inférieure à l’homme. C’est donc dans plusieurs sphères de la vie que les femmes sont opprimées. Encore de nos jours, la femme yéménite n’a pas les mêmes droits que l’homme. Une fois mariée, cette dernière doit obéir à son mari qui doit lui donner une autorisation pour quitter le milieu familial. Cette réalité empêche les jeunes filles de s’épanouir, d’avoir accès à l’école et de trouver un travail. Elles sont alors confinées au travail traditionnel de maison. De plus, comme le mentionne Amnistie Internationale, « devant un juge, le témoignage d’une femme vaut [souvent] deux fois moins que celui d’un homme; l’indemnité perçue par la famille d’une victime de meurtre varie du simple au double selon qu’il s’agit d’une femme ou d’un homme (4)». Concernant l’héritage, l’égalité de traitement n’est pas assurée, les femmes ont souvent peu de droits lors de la succession. Toujours d’après l’organisme, « les femmes accusées d’actes immoraux sont sanctionnées plus sévèrement que les hommes, et ces derniers ont droit à l’indulgence lorsqu’ils tuent des femmes de leur famille pour des questions d’honneur (4) ».

De nombreuses lois discriminatoires persistent encore au Yémen. Néanmoins, le printemps arabe a démontré que certains changements timides commençaient à paraître à l’horizon. Un long chemin est donc entamé vers l’égalité des sexes au Yémen. Mais ce chemin sera long et périlleux, une réelle opposition persiste. Il est donc encore d’actualité de se demander à quand l’égalité des sexes au Yémen?

Catherine Cauchon

Source photo :

CBS News. 2011. [En ligne] http://www.cbsnews.com/8301-202_162-57339393/rights-group-urges-yemen-to-ban-child-marriage/, Consulté le 20 mars 2013.

Sources Internet:

(1)    CIA World Fact. 2013. [En ligne] https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ym.html, Consulté le 24 mars 2013.

(2)    La Presse. 2010. [En ligne] http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201003/23/01-4263408-lage-du-mariage-provoque-une-tempete-politique-au-yemen.php, Consulté le 24 mars 2013.

(3)    UNFPA. [En ligne] http://unfpa.org/files/live/sites/unfpa/files/youngtowed/Marrying%20Too%20Young%20-%20Executive%20Summary.pdf, Consulté le 25 mars 2013.

(4)    Amnesty International. [En ligne] http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/yemeni-women-face-violence-and-discrimination-20091125, Consulté le 24 mars 2013.

– Banque mondiale. [En ligne] http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2013/03/14/missing-voices-gender-equality-in-the-arab-world, Consulté le 25 mars 2013.

– CBS News. 2011. [En ligne] http://www.cbsnews.com/8301-202_162-57339393/rights-group-urges-yemen-to-ban-child-marriage/, Consulté le 24 mars 2013.

– Childinfo. [En ligne] http://www.childinfo.org/files/MICS3_Yemen_FinalReport_2006_Eng.pdf, Consulté le 26 mars 2013.

10 avis sur « Les mariages précoces au Yémen »

  1. Merci pour cet article qui révèle une triste réalité que vivent plusieurs fillettes dans le monde. L’UNICEF rapporte que dans les pays en développement, ce sont plus de 60 millions de femmes âgées entre 20 et 24 ans qui étaient mariées ou qui vivaient en concubinage avant l’âge de 18 ans (1). On mentionne aussi que les femmes qui ont une éducation de niveau primaire ont moins tendance à se marier précocement que les femmes qui n’ont pas d’éducation. En fait, il faut dire que les fillettes se marient parce que les parents l’ont décidé. Dans certains cas, comme une fillette constitue une bouche de plus à nourrir pour les parents, ils préfèrent les marier à un « protecteur masculin » (1). D’autres parents affirment qu’il s’agit d’un moyen d’éviter que des fillettes tombent enceinte en dehors du mariage (1). Dans d’autres cas, il s’agit d’un moyen de protéger leur enfant contre les violences sexuelles…Mais, peut-on considérer qu’un mariage forcé et les relations sexuelles qui s’ensuivent ne sont pas de la violence sexuelle?

    Le cas du Yémen n’est pas unique. L’UNICEF rapporte que c’est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que le mariage précoce est le plus fréquent (1). Par exemple, au Niger, 75% des filles de marient avant leur 18e anniversaire et 36 % avant 15 ans (2). Des ONG comme PLAN rapportent le fait que les jeunes filles sont souvent marquées mentalement et physiquement par ces mariages. Même au Québec, la situation existe. L’émission Enjeux, à Radio-Canada, a démontré que des jeunes filles originaires d’autres pays, mais qui ont grandi au Québec, sont forcées par leur famille à se marier à des inconnus (3). Vous pouvez aller lire quelques témoignages sur le lien de Radio-Canada ci-dessous.

    Peut-on dire qu’un mariage précoce est un mariage forcé? Peut-on modifier cette pratique puisqu’il s’agit d’une pratique culturelle bien ancrée dans certaines cultures?

    Stéphanie Maltais

    (1) http://www.unicef.org/french/protection/index_earlymarriage.html
    (2) http://www.planfrance.org/actualites/news/mariage-precoce-au-niger-des-temoignages-edifiant-de-jeunes-filles/
    (3) http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_14078.shtml

    • Bonjour Stéphanie,

      D’abord, il faut savoir que les mariages arrangés sont communs dans plusieurs parties du monde. Cette coutume est entre autres pratiquée en Inde, au Pakistan, en Chine, mais aussi en Afrique. Comme l’indique l’anthropologue Manon Boulianne de l’Université Laval, les mariages arrangés « [visent] à créer ou à renforcer des alliances économiques ou politiques entre deux familles. Le choix de la future épouse y est ainsi dicté non seulement par les parents, mais aussi par la famille élargie. (1) ».

      Évidemment, si l’on se réfère à notre culture québécoise, il va sans contredire que le mariage arrangé n’est pas accepté et ne respecte pas la liberté des individus. Selon le site du Gouvernement du Canada, « le mariage forcé constitue une violation des droits de la personne en vertu du droit international. Cette forme de violence peut être dirigée contre les femmes et les hommes, contre les enfants (personnes mineures) et contre les personnes vulnérables (personnes handicapées). (2)».

      Comme l’indique Manon Boulianne, « ce type d’arrangement bouscule […] nos principes occidentaux basés sur le libre-choix, mais la question des mariages arrangés doit être analysée dans le contexte des rapports de parenté des sociétés et des cultures où ils sont pratiqués ». Comme l’indique Manon Boulianne, bien que ces pratiques nous bouleversent, il faut essayer de les comprendre afin de les éliminer.

      Concernant les mariages précoces, la culture peut effectivement être à l’origine de ce type d’arrangement. Tout comme le mariage forcé, elle prend racine dans la culture et les rapports de parenté des sociétés.

      Néanmoins, comme je l’ai souvent appris dans mes cours d’anthropologie, une culture est toujours en mouvance. Nous n’avons qu’à penser à la culture québécoise des années 1950 et des années 2000. Beaucoup de choses ont évolué entre-temps. En sachant que ces pratiques sociales peuvent avoir des impacts négatifs sur les enfants qui sont mariés trop tôt, la culture peut ainsi changer. Comme l’indique Unicef, ce type de mariage empêche les jeunes filles et les jeunes garçons à avoir accès à l’éducation, incite à de graves problèmes de santé et à de la maltraitance (3).

      Il va sans dire que le mariage précoce provient de la culture dans certaines régions du monde. Cependant, cet acte, que l’on considère indigne, n’est pas pour autant confiné à rester, puisqu’une culture est en mouvance et peut se transformer et s’adapter.

      Comme quoi, l’amélioration est possible sur ce sujet…

      (1) http://www.lefil.ulaval.ca/articles/union-fait-force-15382.html
      (2) http://voyage.gc.ca/assistance/info-d-urgence/mariage-force
      (3) http://www.unicef.org/french/protection/index_earlymarriage.html

    • Bonjour Stéphanie,

      D’abord, il faut savoir que les mariages arrangés sont communs dans plusieurs parties du monde. Cette coutume est entre autres pratiquée en Inde, au Pakistan, en Chine, mais aussi en Afrique. Comme l’indique l’anthropologue Manon Boulianne de l’Université Laval, les mariages arrangés « [visent] à créer ou à renforcer des alliances économiques ou politiques entre deux familles. Le choix de la future épouse y est ainsi dicté non seulement par les parents, mais aussi par la famille élargie. (1) ».

      Évidemment, si l’on se réfère à notre culture québécoise, il va sans contredire que le mariage arrangé n’est pas accepté et ne respecte pas la liberté des individus. Selon le site du Gouvernement du Canada, « le mariage forcé constitue une violation des droits de la personne en vertu du droit international. Cette forme de violence peut être dirigée contre les femmes et les hommes, contre les enfants (personnes mineures) et contre les personnes vulnérables (personnes handicapées). (2)».

      Comme l’indique Manon Boulianne, « ce type d’arrangement bouscule […] nos principes occidentaux basés sur le libre-choix, mais la question des mariages arrangés doit être analysée dans le contexte des rapports de parenté des sociétés et des cultures où ils sont pratiqués ». Comme l’indique Manon Boulianne, bien que ces pratiques nous bouleversent, il faut essayer de les comprendre afin de les éliminer.

      Concernant les mariages précoces, la culture peut effectivement être à l’origine de ce type d’arrangement. Tout comme le mariage forcé, elle prend racine dans la culture et les rapports de parenté des sociétés.

      Néanmoins, comme je l’ai souvent appris dans mes cours d’anthropologie, une culture est toujours en mouvance. Nous n’avons qu’à penser à la culture québécoise des années 1950 et des années 2000. Beaucoup de choses ont évolué entre-temps. En sachant que ces pratiques sociales peuvent avoir des impacts négatifs sur les enfants qui sont mariés trop tôt, la culture peut ainsi changer. Comme l’indique Unicef, ce type de mariage empêche les jeunes filles et les jeunes garçons à avoir accès à l’éducation, incite à de graves problèmes de santé et à de la maltraitance (3).

      Il va sans dire que le mariage précoce provient de la culture dans certaines régions du monde. Cependant, cet acte, que l’on considère indigne, n’est pas pour autant confiné à rester, puisqu’une culture est en mouvance et peut se transformer et s’adapter.

      Comme quoi, l’amélioration est possible sur ce sujet…

      Catherine Cauchon

      (1) http://www.lefil.ulaval.ca/articles/union-fait-force-15382.html
      (2) http://voyage.gc.ca/assistance/info-d-urgence/mariage-force
      (3) http://www.unicef.org/french/protection/index_earlymarriage.html

  2. Le mariage précoce est une pratique culturelle défavorable aux femmes. La médiatisation de l’histoire de Nojoud Ali (10 ans) au Yémen a permis une prise de conscience internationale sur cette injustice encore commise à l’égard des jeunes filles. Le mariage précoce est pratiqué dans plusieurs pays ou régions à travers le monde: Amérique Latine, Asie, Afrique et Moyen-Orient [1]. Au-delà de la condamnation logique et naturelle des mariages précoces, nous avons vues que les pratiques culturelles relèvent d’une adaptation des groupes à leur contexte et si leur contexte change, les pratiques peuvent devenir des freins ou des barrières à leur survie. Il convient donc de questionner le contexte pour comprendre l’émergence de la pratique. En d’autres termes, si vous voulez agir sur la pratique, vous devez agir sur le contexte.

    Par exemple, un rapport de l’Unicef montre que le mariage précoce peut être une stratégie de survie économique [1]. Dans certaines sociétés, une jeune fille peut être considérée comme un « fardeau économique », le mariage apparaît alors comme un moyen de survie pour la famille [2]. Durant les périodes de conflits, dans le nord de l’Ouganda et en Somalie, certains parents donnaient la main de leurs filles à des membres de la milice pour assurer leur protection [1]. C’est ainsi que plusieurs motifs contextuels peuvent expliquer les mariages précoces dépendamment du contexte et des valeurs de la société.

    Les jeunes filles victimes des mariages précoces peuvent courir plusieurs risques: la violence domestique, l’esclavage sexuel, le viol, l’exploitation, etc. Elles sont souvent exposées à des grossesses prématurées, augmentant ainsi les taux de mortalité maternelle et infantile [2]. Généralement, elles ne peuvent plus prétendre à une éducation après le mariage précoce. En cas de refus de mariage, elles deviennent victimes d’autres injustices, telles que les « crimes d’honneur » [2]. Ainsi, l’Unicef mène une lutte depuis des décennies contre le mariage précoce.

    Vu les différents motifs contextuels des mariages précoces (ou forcés), les organismes internationaux comme l’Unicef ont-ils la capacité de mettre un terme à ce type d’injustices commise à l’égard des jeunes filles? Qu’en pensez-vous?

    Norrin Halilem, Ph.D.

    [1] https://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&ved=0CFQQFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.unicef-irc.org%2Fpublications%2Fpdf%2Fdigest7f.pdf&ei=MxteUfWYOsjTyAGchoHQCg&usg=AFQjCNGyv4Jkphk5zT5h6NMoTx_-q037-Q&sig2=g853ZO8s4bl7reFOn1ukyw&bvm=bv.44770516,d.aWc
    [2] http://www.unicef.org/french/protection/index_earlymarriage.html
    [3] https://www.unicef.fr/contenu/tags/mariage-precoce

    • Bonjour,

      Pour répondre brièvement à votre question, je crois qu’effectivement, les organismes non gouvernementaux peuvent avoir un impact positif sur cette pratique culturelle néfaste pour les filles et femmes.

      Bien que ces pratiques soient culturelles, un manque de connaissance incite à la continuité de ces pratiques. Avec l’aide d’ONG, certaines populations peuvent avoir accès à l’éducation et comprendre davantage les effets négatifs de ce genre de pratique.
      Comme on l’a indiqué ci-dessus, ce sont souvent les familles les plus pauvres qui poursuivent ce type de mariage. En éduquant ces personnes, les mentalités peuvent changer.

      Les ONG, tel Unicef, peuvent donc aider. Néanmoins, les gouvernements doivent aussi suivre la même tendance…

      Catherine Cauchon

  3. Vraiment sympa ton blog! les articles sont pertinents et de qualité je trouve! je lance moi aussi un blog et j’espère pouvoir arriver au même résultat un jour 🙂

  4. Tout d’abord, merci à toi et aux membres de ton groupe pour ce blogue.

    C’est un sujet que je trouve navrant mais malheureusement ces pratiques existent encore dans plusieurs pays du Moyen Orient et d’autres pays d’Afrique.
    Au Yémen, le mariage des enfants est toujours très présent dans la société et il l’est encore plus dans le milieu rural. Il existe une pratique connue au Yémen appelée « le mariage d’échange ». C’est en fait deux familles différentes qui échangent leurs filles pour les marier à leur fils.
    Des données gouvernementales indiquent qu’environ 14 % des filles yéménites sont mariées avant l’âge de 15 ans, et 52 % avant l’âge de 18 ans. Dans certaines zones rurales, des fillettes sont mariées dès l’âge de 8 ans, c’est en grande partie la raison des violences domestiques et des viols conjugaux subis par ces petites filles ; les garçons eux, ne sont généralement par concernés par cette pratique ;
    Même si le parlement a adopté en Février 2009 une loi fixant l’âge minimum du mariage comme indiqué dans l’article ci-dessous, elle a été rejetée par la Commission de codification de la charia islamique au motif qu’elle était contraire à l’islam. Il n’existe donc pour l’instant au Yémen aucune loi pour protéger les enfants contre les mariages précoces.
    Les législations même considèrent la femme inférieure à l’homme et le mariage des enfants au bas de la liste des priorités politiques.
    Une fois marié, il n’est plus possible de revenir en arrière car les contraintes sont encore plus compliquées. La dot versée par le mari à sa femme – ou plutôt à sa famille – constitue un obstacle majeur pour le divorce. La famille de la mariée étant généralement dans une situation financière difficile se retrouve dans l’incapacité de rembourser le montant versé, par conséquent, la petite fille est prisonnière de ce deal.
    Aussi, la cause du divorce ne peut être plaidée que devant un tribunal du gouvernorat où le mariage a été prononcé et habituellement, le mariage est prononcé dans le gouvernorat de l’époux où les juges ont tendance à être « misogynes » et à favoriser leur propre clan.
    Dans plusieurs autres pays du Moyen Orient, la situation commence à changer même si eux aussi reconnaissent la Charia comme source de droit, ils ont fixé la nubilité à l’âge de 18 ans , chose que le Yémen devrait également faire.

    Sources :
    http://www.hrw.org/fr/news/2011/12/07/y-men-la-pratique-du-mariage-d-enfants-incite-aux-abus-contre-les-jeunes-filles-et-l

    http://www.postedeveille.ca/2010/02/y%C3%A9men-le-mariage-des-fillettes-un-viol-conforme-%C3%A0-la-loi-islamique.html

  5. Bonjour Rita,

    Je suis totalement d’accord avec toi que cette réalité est navrante. Néanmoins, je crois que le fait d’en parler peut certainement faire avancer un peu la cause.

    Bien que la situation soit loin d’être améliorée à cent pour cent, de nombreuses personnes manifestent maintenant ouvertement contre ces pratiques indignes. Nous n’avons qu’à penser à la yéménite Tawakkul Karman qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2011 pour sa lutte non violente concernant une meilleure représentativité des femmes dans la société.

    Catherine Cauchon

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