Femmes et hommes autour du monde

Des inégalités de droit

Amérique du Nord

L’Amérique du Nord regroupe aujourd’hui le Canada, les États-Unis, le Mexique,  les Bermudes et Saint-Pierre et Miquelon. Cette partie du monde est  souvent reconnue pour ses avancés en ce qui concerne les droits fondamentaux des  êtres humains. Ceci dit, bien que plusieurs affirment que l’équité et l’égalité  entre les hommes et les femmes soient atteintes, nous sommes d’avis que certains  éléments paralysent un réel accès aux droits égaux entre les deux  sexes.

Nous discuterons, dans cette section, principalement de  droits et libertés qui furent acquis, mais dont la présence est constamment  remise en question. Nous souhaitons illustrer que certains droits fondamentaux,  lorsqu’obtenus, nécessitent une lutte constante pour être préservés.;


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SYNTHÈSE

L’Amérique du Nord fut, au cours des dernières décennies, la scène de plusieurs luttes sociales. Le combat pour accéder à l’indépendance et à l’égalité entre les genres fut  prédominant au cours du 20e siècle, et il l’est encore aujourd’hui. Ceci-dit, bien que nos prédécesseur-e-s aient réussit à obtenir des droits fondamentaux, il est évident que nous devons encore aujourd’hui lutter pour s’assurer que les gains obtenus ne soient pas remit en question de nouveau.

En effet, nous n’avons qu’à prendre l’exemple du droit à l’avortement dans l’état du Dakota du Nord pour voir que même si le droit à l’avortement à été obtenu par le passé,  rien n’empêche qu’il soit remit en question, modifié ou même littéralement retiré. L’avortement est dorénavant interdit dans cet état à la seconde où il y a la présence d’un battement de cœur chez l’embryon; ce qui se produit habituellement à la sixième semaine de grossesse. De ce fait, une femme a environ un mois pour réaliser qu’elle est enceinte et prendre une décision concernant le futur de cette grossesse.  De plus, même si l’embryon est le résultat d’un viol, qu’il a un grave problème de santé ou encore, met en péril celle de la femme qui le porte, l’avortement demeure illégal.  Il semble clair que l’opinion, la santé ainsi que la vie des femmes de cet état sont mis de côté en faveur de la vie d’un être qui n’est même pas encore né.  Il est impératif, selon moi, de remédier rapidement à  cette situation car, comme plusieurs études l’ont démontrées, interdire cette procédure ne diminue pas forcément le nombre d’avortements. Cependant il augmente le nombre d’interventions non sécuritaires.

La sécurité des femmes est un point saillant non seulement aux États-Unis, mais aussi au Mexique où celles-ci doivent faire face à la présence de féminicides dans le nord du pays. En effet, depuis plusieurs années, des milliers de femmes sont kidnappées, violées et tuées, sans que le gouvernement n’intervienne. Pis encore, les personnes qui osent se révolter contre la situation et dénoncer publiquement celle–ci, sont elles aussi victimes d’actes criminels. Le nouveau président de cet État, Pena Nieto, doit aujourd’hui faire face à un pays gangrené par la corruption, tant au niveau gouvernemental que sociétal. Bien qu’il ait une panoplie de problématiques à régler, il serait nécessaire que son gouvernement ne minimise pas les féminicides en englobant ceux-ci dans les autres problèmes généraux de criminalité; il s’agit ici d’un problème de violence menaçant la vie d’individus en raison de ce qu’ils sont, et non en raison de ce qu’ils font (comme c’est le cas des trafiquants de drogues ou des politiciens corrompus)

Finalement, pour terminer sur une note plus positive, mon billet concernant l’accès des femmes à internet offre une perspective intéressante sur les avantages qu’entrainerait un accès égal pour les deux sexes à cet outil. En effet, en ce moment, les femmes sont 23 % moins nombreuses que les hommes à avoir accès au réseau dans les pays en voie de développement; mais des gains de PIB de 13 à 18 milliards pourraient être réalisés dans 144 pays si le nombre de femmes ayant accès à internet doublait d’ici trois ans.  Pour qu’elles soient en mesure d’y arriver, il faudrait bien sûr qu’elles commencent par obtenir l’approbation de leur famille, un meilleur accès à l’éducation de base, à des formations en informatique. En plus de tout cela, l’accès à internet pourrait devenir une plateforme efficace et sécuritaire pour dénoncer sur la scène mondiale certains problèmes touchant ces femmes et leur communauté.

En conclusion, au sein de ce blog, je me suis concentré principalement sur l’Amérique du Nord, tout en traitant de problématiques qui touchent les femmes dans plusieurs autres régions dans le monde.  Entre autres, j’ai traité dans la section ‘’Afrique’’ du blog de l’impact du sexisme sur les hommes au Zimbabwe. Bien que ce billet ne fût pas commenté, il demeure tout de même l’intervention qui résume le mieux mon avis sur l’égalité entre les genres ainsi que les enjeux à venir. L’accès à l’égalité entre les sexes n’est pas paralysé par la religion, le gouvernement ou encore les individus du sexe masculin, mais bien parce qu’on associe au genre féminin  la faiblesse et la soumission. Le défi central est d’éliminer cette idée que notre sexe biologique délimite qui nous sommes, ce que nous voulons faire ainsi que nos compétences.  Il est nécessaire que la société arrête de dire aux femmes qu’elles devraient faire ceci, être comme cela ou encore qu’elles sont naturellement moins fortes, moins intelligentes, ou encore moins aptes à effectuer un rôle typiquement masculin.  Même si ces arguments étaient vrais, ils demeureraient encore invalides à notre époque puisqu’en tant qu’humain, nous allons constamment contre ce qui est naturel. À ma connaissance, la consommation de médicaments ou la présence d’êtres humains dans l’espace n’a absolument rien de naturel. Et pourtant, personne n’en fait tout un plat!

Non, en bout de ligne, il s’agit d’une question de pouvoir, d’un individu ou groupe d’individus désirant conserver une emprise sur un autre individu; que ce soit entre Blancs et Noirs, Hétérosexuels et Homosexuels ou dans notre cas, Hommes et Femmes.  Malheureusement, renoncer au pouvoir n’est pas chose facile. Réaliser que l’on bénéficie directement ou indirectement d’un pouvoir sur quelqu’un d’autre, et ce,  en raison de notre nationalité, notre sexe ou notre orientation sexuelle l’est encore moins. Néanmoins, je crois que l’humain est un être résilient et que nous sommes nombreux à vouloir évoluer et à lutter pour que les choses changent.

Je terminerai par une citation de Patton Oswalt :

« We would not be here if humanity were inherently evil. We’d have eaten ourselves alive long ago. So when you spot violence, or bigotry, or intolerance or fear or just garden-variety misogyny, hatred or ignorance, just look it in the eye and think, ‘The good outnumber you, and we always will.» (1)

1.http://www.cbsnews.com/8301-207_162-57579808/patton-oswalt-responds-to-boston-bombings-the-good-outnumber-you-and-we-always-will/

 

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